
Alors que cette spécialité se démocratise doucement en France, petit retour sur mon parcours de photographe d’accouchement semé d’embûches , mais nécessaire !
C’est en 2017 que je photographie pour la première fois une naissance, au plateau technique de la maternité de Thonon, fermé depuis.
Je touche mon rêve de devenir photographe d’accouchement seulement du bout des doigts, car suite à la fermeture du plateau, malgré de nouvelles demandes de parents , je ne suis plus autorisée à entrer. C’était encore trop tôt, les mentalités n’étaient pas encore prêtes. À ce moment mon désespoir est terrible mais avec le recul, cette période a été forte d’apprentissages et nécessaire pour la suite.
Pour en savoir plus sur cette belle naissance vous pouvez la découvrir ici :https://vanessa-amiot-photographie.fr/suis-photographe-d-accouchement/
Alors que je n’ y croyais plus , je reçois deux demandes de mamans en suisse, en dernière minute à chaque fois , mais le timing est parfait.
Ce sont les seules fois où j’arriverai sans connaitre les papas, mais super contacts avec eux malgré tout. La photographe d’accouchement en moi retrouve une lueur d’espoir et décide de se remettre en action !
Des clientes qui connaissent et partagent mon rêve tombent enceinte, je vis alors mes premiers accouchements à domicile et en maternité française. Tout s’enchaînent facilement, et ma présence , même si je dois encore convaincre ne devient plus aussi mal vue. Que ce soit à la maternité de Saint Julien en geneveois , ou avec les sage femmes que je rencontre sur les AAD.

2020 marque mon retour à Thonon, suite aux conseils de sage femmes libérales qui me conseillent de réessayer, je fais le nécessaire pour expliquer mon projet, mon engagement, ma façon de travailler , mais aussi les souhaits des parents et notre relation commence.
Les photos feront le reste. Et un partenariat entre la maternité de Thonon et moi est lancé à mon plus grand bonheur.
Le covid va freiner certains projets mais pas tant que ça, car la confiance entre le personnel médical et moi s’installe progressivement.

Fin 2021 je me blesse sévèrement , je rate 2 naissances pour la première fois car je suis alitée .
Coup dur.
Mais en deux ans, et malgré une pandémie, je photographie 9 accouchements, je décide de ne retenir que le positif.
En 2022 ,pour des raisons personnelles, je ne prends pas d’astreinte pendant 1 an et demi .
Je n’ai pas l’énergie ni la place pour être 100% disponible pour les parents, alors je fais le choix de rester alignée avec ma vision : plutôt qu’être un risque dans le bon déroulement des naissances je reste en retrait et privilégie ma famille qui a besoin de moi.
Été 2023 ,je me sens capable de reprendre les reportages et de me donner à fond pour les parents.
C’est reparti avec une nouvelle naissance à la maternité du léman.
2024 est une année folle, charnière même, pendant laquelle je réalise deux rêves : Photographier une césarienne , et une naissance en siège.
Je fais des rencontres professionnelles importantes encore, je suis extrêmement reconnaissante de tous ces pros de la santé qui me font confiance.
J’irai jusqu’à Fribourg sous la neige pour finir l’année en beauté!
Beaucoup de naissances, la première année avec autant de demandes. Les mentalités bougent, je le sens, je le vois. Je suis ravie de voir l’évolution.
Une seconde césarienne en Suisse, des accouchements à domicile et à la maternité de Thonon.
Je me défie en participant enfin à des concours, un moyen précieux pour évoluer, et à ma grande surprise, je remporte plusieurs prix.
Une année challengeante aussi, car j’ai accompagné des parents dans des moments de vie extrêmement douloureux. La naissance d’un bébé sans vie, un transfert pour une césa code rouge..
Et 2025, je rentre pour la première fois au bloc à Thonon , ce qui me semblait impossible au regard des débuts..
Mon partenariat avec la maternité de Thonon a pris de l’ampleur cette année. La confiance des professionnels de la naissance envers moi et mon travail est une belle reconnaissance.
Désormais vous pouvez donner naissance par voie haute à Thonon, et demander ma présence. Un gage de confiance dont je suis extrêmement reconnaissante.
Et l’année s’est terminée par une naissance de jumeaux physio, un souvenir magique.
Mais cette année m’a permise de prendre encore plus conscience de l’importance de mon travail.
Cela me rend encore plus alignée. Je suis convaincue de l’importance de ces photos.
Et je suis fière de ce parcours un peu chaotique , fière d’avoir rien lâché, d’avoir ouvert les portes qu’on disait impossibles à ouvrir.
Fière que vous soyez de plus en plus nombreux à souhaiter des souvenirs de ce moment si important.
Je suis fière d’être photographe d’accouchement, 32 histoires de naissance racontées, hâte de vivre les prochaines.